
Entretien avec Viacarpes
Je suis d’un naturel curieux. J’avoue être toujours à l’affût de nouveautés. Attention, je n’accorde aucun intérêt pour tout ce qui rentre dans la catégorie « attrape-pêcheur » et tout genre de futilités accessoires que l’on nous sert malheureusement bien trop souvent en magazines et magasins. Par contre, quand quelque chose de réellement nouveau se présente, une innovation susceptible d’apporter un vrai plus, je n’ai de cesse d’essayer de me le procurer, pour vous en relater mon sentiment. Et la plus grande avancée notable de ces derniers temps me semble être l’arrivée des bouillettes fraîches.
Il y a quelques temps maintenant que certaines firmes, pour quelques-unes artisanales, proposent sur le marché des appâts, que beaucoup disent pourtant saturés, des bouillettes fraîches. Entendez par là des appâts qui seront roulés à la commande, parfois sur mesure (vous avez le choix du mix employé, des arômes…) et sitôt expédiés après un temps de séchage incontournable et optimisé.
Tout commence par un appel, donc… Des passionnés qui échangent des points de vue, des affinités se dévoilent, tous deux parlent le même langage…pour un 1er contact, ce sont 60 minutes sans temps mort qui s’égrainent… Rendez-vous est pris, la semaine suivante.
Le créateur des bouillettes Viacarpes
Me voilà dans le labo du créateur, pour une visite guidée des lieux : j’ai affaire à quelqu’un qui tient plus à m’expliquer comment il travaille, plutôt que de me vanter les qualités de Sa Bouillette. Un bon point. Je mets mes mains partout, passe mon regard sur chaque étagère, colle mon nez au dessus de chaque sac de farine… effectivement, ça sent bon le frais tout ça ! mais quoi de réellement surprenant, me direz-vous ? eh bien la surprise est gardée bien au frais, dans un des réfrigérateurs qui décorent les murs : les arômes !

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Et ceux-ci sont tout simplement à classer dans la « gamme identique nature ». Je m’explique : si vous demandez à David comment il a obtenu ce Monster Crab si épais et odorant que je viens de goûter ( si si…je l’ai fait, test en profondeur, on a dit… !), il s’amusera à schématiser en vous répondant :
-« ben on ouvre le mixer, on évite de le regarder dans les yeux, et on appuie sur le bouton ! tout y passe, la bestiole en intégralité, poil compris !»
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La qualité alimentaire
Bien évidemment, ceci est le travail d’une tierce personne, un expert européen de l’alimentaire et complice, pour obtenir un produit final stable et homogène, qui puisse être conservé et utilisé pour la confection des produits qui nous sont proposés.
Hormis une dose inévitable mais justifiée de conservateur, de toute façon de qualité alimentaire, il n’y a rien de chimique là-dedans. Pas de base alcool, sous quelque forme que ce soit…propylène glycol, alcool éthylique, acide butyrique sont interdits de séjour ici !

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La présentation
Concernant la présentation, sitôt les bouillettes roulées et séchées, elles sont mises en sachet d’un kilo uniquement (de cette manière, on n’ouvre que ce qui est nécessaire ) puis mises sous vide d’air. Cette méthode vous permet de les conserver ainsi quelques semaines, à l’abri de chaleur et lumière, en vue d’une sortie prochaine ! Si celle-ci n’est programmée que bien plus tard, il suffit de négocier avec madame un espace dans le congélateur, et vous voilà avec des appâts frais et dispo toute l’année ! Là aussi, ce conditionnement en « plaque » rigide d’un kilo est des plus pratiques, pas d’espace perdu !
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Des parfums et des délices
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Parlons un peu de ces appâts, justement ! A l’ouverture du sachet, le 1er reflexe de chacun et d’y enfourner les narines, et suivant les parfums choisis, c’est un délice ! je garde un souvenir impérissable des « banane-kiwi », des « mures » et autres « fruits sauvages ». Moins savoureuses, mais tout aussi détonantes, les bientôt célèbres « robin red-ail », très prometteuses…Et encore, David nous confie qu’un produit mis sous vide ne « reprend vie » qu’au bout d’un petit laps de temps. Je l’ai constaté avec sa nouvelle « DS One », produit phare de la gamme, composé de 30% du fameux Robin Red de chez Hait’s : une fois le paquet ouvert, rien de frappant n’alerte mes sens. Retour inquiet de mon nez une heure après : là, c’est sûr, il est bel et bien là, le robin ! Le paprika se rappelle à mon bon souvenir. (et à celui de mes papilles même après plusieurs heures d’immersion !)
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Une granulométrie pas trop fine
Ensuite, il va sans dire que la bouillette est ouverte, goûtée, pour se rendre compte tout de suite que l’on a affaire à un appât moelleux, de structure aérée, cuit juste à cœur : si ça, ça ne bosse pas dans le fond, comme on dit…C’est le résultat du choix de David concernant ses farines premières : une granulométrie pas trop fine, voire grossière pour certaines.
En action de pêche
Et alors justement, qu’en-est-il en action de pêche ? en moins d’une heure, les appâts plongés dans l’eau de l’étang à mes pieds commencent déjà à se décolorer légèrement, et ceux immergés dans un gobelet ont déjà légèrement teinté l’eau : effectivement, ça travaille, et dur…
Test au lac du Salagou
Ces produits ont été testés dans diverses eaux par nos soins, avec mon binôme Chris (qui va se charger d’entamer un ALT d’hiver dans un lac de barrage difficile de sa région de l’allier), depuis les gravières de l’est au lac du Salagou, en passant par le Rhône, tout au long du mois de novembre, avec des températures d’eau oscillant entre 14 et 9 degrés. 18 jours de pêche : dur métier !

Splendide commune d'environ 20Kg
Bien sûr, pas de carton mémorable à relater en cette période, mais du poisson de pris, en quantité très honorable, pour des eaux réputées difficiles et plutôt froides, et de bien beaux spécimens pour certains : merci aux « orange-poisson » pour cette splendide commune de près de 20 kg au grand Salagou !
Pour conclure, comment qualifier ces produits ? Des appâts magiques, la bouillette ultime ? certainement pas. Mais un produit naturel et différent, frais et efficace, assurément ! Le genre d’appât qui vous met en confiance, ce qui vous permet de mieux vous concentrer sur le reste de votre pêche.
Et c’est ce que l’on demande.
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